Atelier découverte · Sciences de la vie et de la Terre
Ce que nous apporte l’alimentation
Un morceau de pain, une pomme, un verre de lait : que contiennent-ils vraiment ? Compose un plateau, mesure son énergie et ses matériaux, compare avec ce que dépense le corps, puis suis une bouchée dans le tube digestif.
Les aliments : touche-en un pour poser une portion sur le plateau
Le plateau
Le plateau est vide.
D’où vient cette énergie ?
L’enfant de l’exemple 11 ans, activité moyenne. Ce sont des moyennes publiées : tu n’as rien à saisir sur toi.
- En 1 heure
- En kilocalories
- Par rapport au repos
Une journée entière, à 11 ans (EFSA)
| moins actif | activité moyenne | plus actif | |
|---|---|---|---|
| Fille | 8,0 MJ | 9,0 MJ | 10,0 MJ |
| Garçon | 8,5 MJ | 9,6 MJ | 10,7 MJ |
1 MJ (mégajoule) = 1 000 kJ. Besoins moyens : la moitié des enfants dépensent un peu plus, l’autre moitié un peu moins.
- Longueur (adulte)
- Temps passé
Le tube déroulé, à l’échelle (adulte, corps vivant)
- œsophage : ≈ 25 cm
- intestin grêle : ≈ 3 m
- gros intestin : ≈ 1,5 m
La bouche et l’estomac ne sont pas dessinés à l’échelle : ce sont des cavités, pas des tuyaux.
Aliments : table Ciqual 2025 de l’Anses. Dépenses : EFSA et Compendium des activités physiques des jeunes. Le dessin du tube digestif est un schéma, pas à l’échelle.
Palier 1 · DécouvrirCe que contient un repas
De l’énergie et des matériaux
Les aliments apportent au corps deux choses. De l’énergie, pour faire battre le cœur, respirer, penser, bouger et garder le corps à 37 °C. Et des matériaux, pour grandir et réparer les cellules.
Un aliment contient surtout de l’eau, des glucides (l’amidon, les sucres), des lipides (les graisses), des protéines et des fibres. Les protéines servent surtout de matériaux ; les glucides et les lipides, surtout d’énergie. L’eau n’apporte aucune énergie.
- Dans « Le plateau », touche un aliment : une portion se pose sur le plateau.
- Lis l’énergie du plateau et regarde les barres : eau, protéines, glucides, lipides, fibres.
- Touche un aliment posé sur le plateau pour en retirer une portion.
Une pomme (150 g) et une assiette de riz cuit (150 g) ont la même masse. À ton avis, laquelle apporte le plus d’énergie ?
Pronostic noté. Pose la pomme seule sur le plateau et lis son énergie, puis remplace-la par le riz.
Combien de pommes faut-il pour apporter à peu près autant d’énergie que l’assiette de riz ? Essaie sur le plateau.
Même masse, mais pas la même énergie : compare les nombres sur le plateau.
Avec 2 pommes, le plateau affiche 687 kJ ; le riz, 987 kJ. Il en manque encore.
Oui : 3 pommes font 1 031 kJ, presque l’énergie du riz (987 kJ). La pomme est faite à 85 % d’eau, et l’eau n’apporte aucune énergie.
Trop : 6 pommes font plus de 2 000 kJ, plus de deux fois l’énergie du riz.
Digérer, c’est découper
Un morceau de pain ne peut pas passer tel quel dans le sang. Le long du tube digestif, il est broyé, mélangé, puis découpé par des enzymes (des protéines des sucs digestifs) en molécules si petites qu’elles traversent la paroi de l’intestin et passent dans le sang.
Le sang apporte ensuite ces petites molécules, les nutriments, à toutes les cellules du corps : aux muscles, au cerveau, aux os qui grandissent.
Dans « Le trajet », touche chaque organe pour voir ce qui s’y passe, puis lance « Suivre une bouchée ».
Tu bois un verre d’eau en mangeant du pain. L’eau et le pain…
Oui : la bouche, puis l’œsophage, puis l’estomac. Tout ce qu’on avale prend le même tube. L’autre tuyau du cou, la trachée, mène l’air aux poumons : quand on avale, un petit clapet, l’épiglotte, le ferme.
Regarde le schéma du trajet : combien de tuyaux descendent de la bouche vers l’estomac ?
L’eau aussi doit traverser une paroi pour entrer dans le sang. Elle descend d’abord dans l’estomac ; la plus grande partie passe dans le sang à travers l’intestin grêle.
Que veut dire « digérer » ?
Puis complète : digérer, c’est les aliments en , qui passent dans le sang surtout à travers la paroi .
Il reste un trou à remplir.
Il n’y a pas de flamme dans le ventre. Le long du tube, les grosses molécules des aliments sont coupées, morceau après morceau, par les enzymes.
Fondre, c’est passer de solide à liquide sans changer de matière, comme la glace. Ici, la matière change : les grosses molécules sont coupées en plus petites.
Même un morceau d’un millimètre est bien trop gros pour traverser la paroi : il contient des milliards de milliards de molécules.
L’eau ne vient pas de la digestion : elle est déjà dans les aliments et les boissons. Ce que la digestion produit, ce sont les petits morceaux des grosses molécules.
L’estomac brasse la bouchée et commence à couper les protéines, mais c’est plus loin que les petites molécules traversent la paroi.
Quand le repas arrive dans le gros intestin, la plupart des petites molécules sont déjà passées dans le sang. Il reste surtout de l’eau, des fibres et… des bactéries.
C’est ça. Le découpage commence dans la bouche et l’estomac, et se termine dans l’intestin grêle.
Comparer avec l’explication
Digérer, c’est découper les aliments en petites molécules. Elles passent dans le sang surtout à travers la paroi de l’intestin grêle, puis le sang les apporte à toutes les cellules.
Palier 2 · ComprendreCompter l’énergie
Kilojoules et kilocalories
L’énergie se mesure en joules (J). Pour les aliments, on compte en kilojoules : 1 kJ = 1 000 J. Sur les emballages, en Europe, l’énergie est écrite deux fois : en kJ et en kcal (kilocalories), une unité plus ancienne qu’on appelle souvent « calorie » tout court.
Les unités d’énergie
1 kcal = 4,184 kJ
- kcal
- la kilocalorie : une unité plus grosse que le kilojoule.
- kJ
- le kilojoule : 1 000 joules. Et 1 MJ (mégajoule) = 1 000 kJ.
Une kcal vaut un peu plus de 4 kJ : un même aliment a donc environ 4 fois plus de kJ que de kcal.
L’étiquette du pain dit 1 220 kJ pour 100 g. En kcal, c’est environ…
Tu as multiplié par 4,184. Mais une kcal est plus grosse qu’un kJ : il y en a donc moins.
Oui : 1 220 ÷ 4,184 ≈ 292. La table Ciqual écrit 287 kcal : ses kcal sont calculées directement avec d’autres coefficients (4 kcal par gramme de glucides, 9 par gramme de lipides…), d’où un petit écart.
Les deux nombres ne peuvent pas être égaux : 1 kcal vaut 4,184 kJ.
Pour 100 g ou pour une portion ?
Les tables et les étiquettes donnent l’énergie pour 100 g d’aliment. Mais une portion pèse rarement 100 g. Dans « Le plateau », l’étiquette donne les valeurs pour 100 g ; les cartes des aliments, celles d’une portion.
L’énergie d’une portion
portion = pour 100 g × masse ÷ 100
Le pain : 1 220 kJ pour 100 g. Un morceau de 50 g : 1 220 × 50 ÷ 100 = 610 kJ. C’est logique : 50 g, c’est la moitié de 100 g.
D’où vient l’énergie d’un aliment ?
énergie = 17 × glucides + 17 × protéines + 37 × lipides + 8 × fibres
- kJ
- l’énergie en kilojoules, avec les masses en grammes.
- 17
- chaque gramme de glucides ou de protéines apporte 17 kJ.
- 37
- chaque gramme de lipides apporte 37 kJ : plus du double.
- 8
- les fibres : 8 kJ par gramme seulement. Nos enzymes ne les découpent pas (palier 3).
Pour 100 g de pain : 17 × 58,3 + 17 × 9,06 + 37 × 1,4 + 8 × 2,7 ≈ 1 219 kJ. L’étiquette dit 1 220 kJ.
Ces coefficients sont fixés par le règlement européen sur l’étiquetage des aliments (n° 1169/2011). Ce sont des moyennes : la formule complète ajoute aussi les acides des fruits, comptés 13 kJ par gramme.
100 g d’emmental contiennent 28,8 g de lipides. Combien de kJ viennent de ces lipides ?
Tu as compté 17 kJ par gramme. C’est pour les glucides et les protéines ; les lipides en apportent 37.
Oui : 37 × 28,8 ≈ 1 066 kJ. Plus des deux tiers des 1 550 kJ de l’emmental viennent de ses lipides.
Un gramme de lipides apporte 37 kJ, pas 9 : 9, ce sont des kcal.
À l’école, on range parfois les aliments en « bâtisseurs » et « énergétiques ». Pose une assiette de lentilles sur le plateau : elles apportent plutôt…
Elles apportent bien des protéines (15 g dans l’assiette). Mais regarde aussi la barre des glucides.
Elles apportent bien des glucides (24 g dans l’assiette). Mais regarde aussi la barre des protéines.
Oui : 15 g de protéines et 24 g de glucides dans l’assiette, plus 13 g de fibres. Presque tous les aliments apportent un peu de tout : ces catégories disent seulement ce qu’un aliment apporte le plus.
Ce que dépense le corps
Le corps dépense de l’énergie tout le temps, même en dormant : le cœur bat, on respire, le cerveau travaille, le corps reste à 37 °C. C’est la dépense de repos. Pour l’enfant de l’exemple, environ 210 kJ par heure.
Bouger multiplie cette dépense : marcher, environ 3,5 fois ; un match de football, environ 8 fois. Ces nombres viennent de mesures faites sur des enfants de 10 à 12 ans. Tourne le cadran dans « Dépenser ».
Sur une journée entière d’activité moyenne, l’EFSA, l’agence européenne de sécurité des aliments, estime qu’un enfant de 11 ans dépense en moyenne 9,0 MJ (fille) à 9,6 MJ (garçon). L’énergie apportée par les repas et l’énergie dépensée se comptent avec les mêmes unités : on peut les comparer.
Pendant une nuit de 8 heures de sommeil, l’enfant de l’exemple dépense environ…
En dormant, le cœur bat toujours, on respire, le cerveau travaille : le corps dépense. Regarde « Dormir » sur le cadran.
Oui : 8 × 213 ≈ 1 700 kJ, près d’un cinquième de la journée. C’est presque l’énergie d’une assiette de riz et d’une assiette de lentilles réunies (1 778 kJ).
210 kJ, c’est pour une heure. La nuit en dure 8.
Ce sont des moyennes. D’un enfant à l’autre, la dépense varie avec la taille, la croissance et l’activité. L’atelier ne te demande aucune mesure sur toi.
Le tube digestif et ses longueurs
Chez un adulte, le tube digestif mesure environ 5 m de la bouche à l’anus, dans un corps vivant. Les deux tiers sont l’intestin grêle, replié en boucles dans le ventre. Regarde « Le tube déroulé » dans « Le trajet ».
« Grêle » veut dire mince : il mesure environ 2,5 cm de diamètre intérieur, le gros intestin environ 4,8 cm.
Le voyage prend du temps : de 2 à 5 heures dans l’estomac, de 2 à 6 heures dans l’intestin grêle, de 10 à 59 heures dans le gros intestin. Ces durées ont été mesurées chez des adultes, avec une capsule électronique avalée.
| Dans l’aliment | Après la digestion |
|---|---|
| l’amidon, les sucres | des petits sucres, comme le glucose |
| les protéines | des acides aminés |
| les lipides | des acides gras (et du glycérol) |
| les fibres | pas découpées par nos enzymes |
Le détail de ces découpages, molécule par molécule, est au programme de 3e.
Palier 3 · Aller plus loinDes ordres de grandeur
Combien de temps de marche ?
L’énergie d’un aliment et l’énergie d’une activité se comptent dans la même unité. On peut donc se demander combien de temps une activité dépense autant d’énergie qu’une portion en apporte.
Exemple avec la pomme (150 g) : 344 kJ. L’enfant de l’exemple dépense environ 750 kJ par heure en marchant. 344 ÷ 750 ≈ 0,46 heure, soit environ 28 minutes.
La durée pour dépenser une énergie
durée = énergie ÷ énergie par heure
La durée sort en heures : multiplie par 60 pour avoir des minutes.
C’est un ordre de grandeur, pas une règle. Pendant ces minutes, le corps aurait de toute façon dépensé environ 210 kJ par heure au repos. Et l’énergie d’un repas sert à tout le reste : le cœur, le cerveau, la croissance.
Le microbiote : les bactéries de l’intestin
Le gros intestin abrite une foule de bactéries : le microbiote intestinal. Elles se nourrissent de ce que nos enzymes n’ont pas découpé, surtout les fibres.
En fermentant les fibres, elles produisent des gaz et de petites molécules, des acides gras à chaîne courte, que la paroi de l’intestin absorbe. Chez l’adulte, cette fermentation fournirait environ 5 à 10 % de l’énergie dont le corps a besoin. C’est pour cela que les fibres comptent quand même 8 kJ par gramme.
En 2016, des chercheurs ont recalculé leur nombre : environ 38 000 milliards de bactéries dans le corps d’un adulte de référence, presque toutes dans le gros intestin, pour environ 30 000 milliards de cellules humaines. À peu près autant, donc. Les bactéries sont bien plus petites que nos cellules : toutes ensemble, elles pèsent environ 0,2 kg.
Pourquoi un gramme de fibres compte-t-il 8 kJ, et pas 17 comme les autres glucides ?
Oui. Les fibres arrivent entières dans le gros intestin ; les bactéries en fermentent une partie, et le corps absorbe les petites molécules produites. Le reste sort dans les selles.
Les kJ sont comptés par gramme : la légèreté n’y change rien. La question, c’est ce que le corps peut en tirer.
Les fibres sont des glucides de végétaux, pas de l’eau. Le corps n’en tire de l’énergie que grâce aux bactéries.
L’atelier Le cœur et le souffle à l’effort : comment le sang livre les nutriments aux muscles → L’atelier L’énergie se transforme : joules, kilowattheures et kilocalories → L’atelier Les microbes se multiplient : pain, yaourt et conservation →
Tes missions
Voici les missions du palier choisi. Réponds, puis clique sur « Valider ma réponse ». Si ce n’est pas encore ça, un indice t’aide. Après trois essais, tu peux voir la solution.
Le savais-tu ?
Des faits vrais, et les mesures ou les calculs qui les montrent.
Les mots de l’atelier
Chaque mot, en une ou deux phrases.
- Nutriments
- Les petites molécules tirées des aliments par la digestion (petits sucres, acides aminés, acides gras…), que le sang apporte aux cellules.
- Protéines
- De grosses molécules qui servent surtout de matériaux au corps : muscles, peau, enzymes… La digestion les découpe en acides aminés.
- Glucides
- L’amidon et les sucres. La digestion les découpe en petits sucres, comme le glucose. Surtout une source d’énergie : 17 kJ par gramme.
- Lipides
- Les graisses et les huiles. Ils apportent 37 kJ par gramme, plus du double des glucides, et servent aussi à construire l’enveloppe des cellules.
- Fibres
- Des glucides de végétaux que nos enzymes ne découpent pas. Les bactéries du gros intestin en fermentent une partie.
- Kilojoule (kJ)
- 1 000 joules. L’unité d’énergie des étiquettes, avec la kilocalorie. 1 MJ (mégajoule) = 1 000 kJ.
- Kilocalorie (kcal)
- Une unité d’énergie plus ancienne : 1 kcal = 4,184 kJ. On l’appelle souvent « calorie » tout court.
- Enzyme
- Une protéine qui accélère une réaction chimique. Celles des sucs digestifs découpent les grosses molécules des aliments.
- Digestion
- Le broyage et le découpage des aliments en petites molécules, le long du tube digestif.
- Absorption
- Le passage des petites molécules et de l’eau à travers la paroi de l’intestin, vers le sang.
- Villosités
- De minuscules replis en forme de doigts qui couvrent la paroi de l’intestin grêle et agrandissent sa surface.
- Microbiote
- L’ensemble des microbes, surtout des bactéries, qui vivent dans l’intestin.
- Dépense de repos
- L’énergie que le corps dépense au calme, sans bouger : cœur, respiration, cerveau, température.
- MET
- Combien de fois une activité dépense plus que le repos. Marcher vers 4 km/h : environ 3,5 fois, chez un enfant de 10 à 12 ans.
Pour les parents et les enseignantsouvrir
Objectifs
- Lire et comparer la composition d’aliments (énergie, eau, protéines, glucides, lipides, fibres) dans une table de référence.
- Distinguer l’énergie et les matériaux qu’apportent les aliments ; voir que presque tous apportent un peu de tout.
- Convertir des unités d’énergie (kJ, kcal, MJ) et passer de « pour 100 g » à « par portion ».
- Comparer, pour un profil d’exemple, l’énergie apportée et l’énergie dépensée selon l’activité.
- Nommer les organes du tube digestif et leur rôle, situer l’absorption, estimer leurs longueurs et les durées du trajet ; découvrir le microbiote.
Notions
Énergie et matériaux, eau, protéines, glucides, lipides, fibres, kilojoule, kilocalorie, mégajoule, valeur pour 100 g et par portion, dépense de repos, MET, besoin moyen, digestion, enzymes, nutriments, absorption, transit, microbiote, fermentation.
Déroulé (15 à 20 minutes)
Palier 1 : composer un plateau, comparer l’énergie et les matériaux, suivre une bouchée. Palier 2 : les unités, l’énergie d’une portion, la formule de l’énergie, la dépense du corps, les longueurs du tube. Palier 3 : un calcul de durée de marche, le microbiote.
Ce que l’atelier ne fait pas
Aucun conseil alimentaire, aucun aliment classé « bon » ou « mauvais », aucun jugement sur le poids ou le corps. L’enfant ne saisit aucune donnée sur lui : le profil est un exemple tiré des moyennes de l’EFSA, donné avec sa fourchette. Les portions sont des exemples, pas des recommandations. Seuls les progrès des missions, le palier choisi et, si l’enfant en écrit une, sa phrase de la case « avec tes mots » restent dans ce navigateur ; rien n’est envoyé.
Liens avec les programmes
- Cycle 3, sciences et technologie, programme de 2023 (BO n° 25 du 22 juin 2023, en vigueur au CM2 et en 6e en 2026-2027), fin de cours moyen : « exploiter des données pour expliquer la variation des besoins alimentaires au cours de la croissance et selon l’activité physique » ; « identifier et localiser la transformation des aliments dans l’appareil digestif (mastication par les dents, changements de texture lors du trajet) ». Fin de 6e : « composition d’aliments, adéquation entre les apports et les besoins ». Vérifié sur le texte officiel.
- Cycle 3, programme de 2026 (arrêté du 5 juin 2026 ; au CM2 et en 6e à la rentrée 2027) : au CM2, la transformation des aliments « en nutriments utilisables par les organes », les organes du système digestif et leur fonction, et la comparaison des « dépenses de l’organisme » avec les « apports énergétiques des aliments » ; en 6e, l’adéquation entre les apports et les besoins selon l’âge et l’activité physique. Vérifié par lecture optique du PDF officiel : le sens est sûr, le mot à mot est à relire.
- Cycle 4, SVT (programme consolidé, BO n° 31 du 30 juillet 2020) : « expliquer le devenir des aliments dans le tube digestif » ; « système digestif, digestion, absorption ; aliments et nutriments » ; « groupes d’aliments, besoins alimentaires » ; le monde microbien hébergé par l’organisme. Les mécanismes moléculaires de la digestion sont réservés à la 3e. Vérifié sur le texte officiel.
- Ce que l’atelier laisse de côté : les volets « comportements favorables à la santé » et « équilibre alimentaire » des programmes. Le site donne des mesures et des mécanismes, pas des conseils.
Ce que l’atelier simplifie
Les aliments ont les valeurs moyennes de la table Ciqual 2025 : un aliment réel varie. La formule de l’énergie de l’atelier omet les acides organiques (13 kJ par gramme) : écart jusqu’à 3 % avec la table (pomme). L’enfant de l’exemple est la moyenne d’une fille et d’un garçon de 11 ans au niveau d’activité du milieu retenu par l’EFSA ; sa dépense de repos est déduite de ces besoins (besoin = dépense de repos × niveau d’activité × 1,01). Les intensités viennent du Compendium des activités physiques des jeunes, qui les rapporte à une dépense de base calculée autrement (équations de Schofield) : quelques pour cent d’écart sont possibles. Le sommeil compte pour 1 fois la dépense de repos. Les longueurs et les durées du tube digestif sont celles d’adultes ; les durées ont été mesurées avec une capsule avalée, qui avance un peu autrement qu’un repas.
Sources
Les calculs de la page sont ceux du modèle de l’atelier (modele.js), vérifiés un par un.
- Anses (2025). Table de composition nutritionnelle des aliments Ciqual 2025 (version du 3 novembre 2025), Licence Ouverte Etalab 2.0, doi:10.57745/RDMHWY. Aliments utilisés (codes) : pain blanc 7001, pomme chair et peau crue 13039, riz blanc cuit 9104, lait demi-écrémé 19033, emmental 12115, œuf dur 22010, lentille verte cuite 20587, chocolat au lait en tablette 31004.
- Règlement (UE) n° 1169/2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires, annexe XIV : coefficients de conversion pour le calcul de la valeur énergétique (17 kJ par gramme de glucides et de protéines, 37 kJ de lipides, 8 kJ de fibres, 13 kJ d’acides organiques).
- EFSA, groupe NDA (2013). Scientific Opinion on Dietary Reference Values for energy. EFSA Journal 11(1):3005, doi:10.2903/j.efsa.2013.3005 ; EFSA (2017), Dietary Reference Values for nutrients – Summary report, tableaux de synthèse, version 4.
- Conseil de la santé des Pays-Bas (2022). Dietary reference values for energy, n° 2022/19e : niveaux d’activité utilisés, selon la méthode de l’EFSA, de 10 à 17 ans (1,6, 1,8 et 2,0).
- Butte N.F. et al. (2018). A Youth Compendium of Physical Activities: activity codes and metabolic intensities. Medicine & Science in Sports & Exercise 50(2):246–256, doi:10.1249/MSS.0000000000001430 (groupe 10–12 ans). Herrmann S.D., Willis E.A., Ainsworth B.E. et al. (2024). 2024 Adult Compendium of Physical Activities. Journal of Sport and Health Science 13:6–12 (sommeil : 1,0 MET). Ainsworth B.E. et al. (2011). 2011 Compendium of Physical Activities. Med. Sci. Sports Exerc. 43:1575–1581.
- Helander H.F., Fändriks L. (2014). Surface area of the digestive tract – revisited. Scandinavian Journal of Gastroenterology 49:681–689 (tube ≈ 5 m dans un corps vivant, dont deux tiers d’intestin grêle ; diamètres 2,5 et 4,8 cm ; surface ≈ 32 m²). Hounnou G. et al. (2002). Anatomical study of the length of the human intestine. Surgical and Radiologic Anatomy 24:290–294 (7,96 m après la mort).
- Alqarni F. et al. (2024). Experimental measurements of the length of the human colon: a systematic review and meta-analysis. Diagnostics 14:2190 (adulte : 148 cm en moyenne). Mirjalili S.A., Tarr G., Stringer M.D. (2017). The length of the large intestine in children determined by computed tomography scan. Clinical Anatomy 30:887–893 (9–11 ans : 95 cm).
- Lee Y.Y., Erdogan A., Rao S.S.C. (2014). How to assess regional and whole gut transit time with wireless motility capsule. Journal of Neurogastroenterology and Motility 20:265–270 (estomac 2–5 h, intestin grêle 2–6 h, côlon 10–59 h, en tout 10–73 h).
- Hall J.E., Hall M.E. (2021). Guyton and Hall Textbook of Medical Physiology, 14e éd. Elsevier (déglutition : 5 à 8 s debout, onde de 8 à 10 s ; environ 1,5 L par jour entre l’intestin grêle et le côlon, moins de 0,1 L d’eau dans les selles). StatPearls, « Anatomy, Thorax, Esophagus » (œsophage ≈ 25 cm chez l’adulte).
- Sender R., Fuchs S., Milo R. (2016). Revised estimates for the number of human and bacteria cells in the body. PLoS Biology 14(8):e1002533. McNeil N.I. (1984). The contribution of the large intestine to energy supplies in man. American Journal of Clinical Nutrition 39:338–342. den Besten G. et al. (2013). The role of short-chain fatty acids… Journal of Lipid Research 54:2325–2340.
- Ministère de l’Éducation nationale. Programme de sciences et technologie du cycle 3 (BO n° 25 du 22 juin 2023 ; arrêté du 5 juin 2026) ; programme du cycle 4 consolidé (BO n° 31 du 30 juillet 2020).